Après cette terrible épreuve, nous voilà sans moyen de locomotion… c’est malin
ça !
Quoi de mieux donc que d’aller se réfugier sur une des îles du golfe d’Hauraki pour les
deux semaines et demi qu’il nous reste. En effet la plus part de ces îles sont très accessibles depuis Auckland.
Nous avons choisi de se faire une dernière expérience de woofing sur Great Barrier Island
dite GBI. Cette île est la plus éloignée d’Auckland, 4 heures de bateau minimum. Elle tire sont nom « île de la grande barrière » du fait qu’elle se situe tout à l’est du Golfe
d’Hauraki et forme donc une barrière naturelle et protège le golfe de forts courants marins. Elle bénéficie aussi d’un climat privilégié plus chaud qu’Auckland et moins humide, ce qui est parfait
en plein hiver. Les Habitants de GBI sont très alternatifs, et un peu obligés de l’être car ici il n’y a pas de réseau d’électricité, et l’approvisionnement est assez limité et horriblement cher
niveau nourriture.
Au programme de ce woofing, côté travail, du jardinage biologique où l’on apprend encore
un tas de choses intéressantes, puis un peu de maçonnerie, peinture, et rangement (classic).
Du côté des activités, on a eu le droit à des parties de pêche en mer très intenses et
intéressantes. Grâce à notre ami Bushman Pete, pêcheur passionné et incontrôlable, on a appris ce qu’était la Pêche avec un grand P. On est parti pêcher de nuit au filet depuis la plage, et
attention ca caille. Puis à la ligne à la recherche des impressionnants king fish, à la ligne de fond et au filet accroché à un rocher. Le lendemain on récolte un nombre hallucinant de poissons
dont trois requins (un de 1,40m tout de même), des poissons perroquets, maquereaux, pipers, poissons chèvre, snapper… et le fameux king fish d’un bon mètre qui en quelques minutes fini en filets
dans la smoke house pour une bonne journée. Résultat du poisson ultra frais fumé qui fond dans la bouche… un régal. Bref, on a encore été bien gâté niveau nourriture. On a également eu droit à un
cours d’introduction à la méditation. Un must sur GBI. Et comme d’hab, on a bien usé nos grolles sur les chemins de randonnée, avec arrêt au plus haut sommet de l’île et aux hots pools
naturelles.
De retour sur Auckland nous enchainons avec deux jours sur l’île de Tiritiri Mantangi qui
est un sanctuaire pour les espèces d’oiseau en danger endémiques de Nouvelle-Zélande. Un bon aperçu du pays avant l’introduction de toutes les pestes qui y règnent aujourd’hui. Les oiseaux rares
sont partout et en grand nombre. Voici quelques photos. Il manque juste le son… dommage.
A l'heure où nous écrivons ce blog, il ne nous reste que quelques heures avant de
s'envoler vers la Malaisie puis la Cambodge pour de nouvelles aventures.
Après seulement deux jours au backpacker car market, c’est avec de grosses larmes que
nous nous séparons de notre Pépère, notre fidèle compagnon de route et surtout notre maison.
Mais voilà, c’est fait. La séparation a été douloureuse, pour nous comme pour lui, la
preuve est là. Au moment de le vendre l’acheteur nous demande un contrôle mécanique… Puis c’est le drame, la courroie de distribution est à changer ainsi que le joint de culasse et quelques
bricoles d’entretien. Bref, que de bonnes nouvelles quand on doit vendre son Van à la plus mauvaise période de l’année.
Mais heureusement les acheteurs sont convaincus de son potentiel extraordinaire et
sont séduits par ses rangements sans faille, son moteur increvable (ou presque) et bien-sûr ses formes aérodynamiques. Ils décident donc de faire les réparations en contrepartie d’une réduction
sur le prix. En hommage à notre regretté Pépère, reparti sur les routes de Nouvelle-Zélande en meilleur forme que jamais. On the road again…
Voici un florilège de ses meilleurs moments avec nous sur les routes néo-zélandaises…
snif…
Bien déprimés de rentrer des îles Samoas, nous voila de retour sur
Auckland city, prêt à partir pour une des dernières étapes de notre périple en Nouvelle-Zélande. Le Northland.
Censé être l’endroit où il fait le moins froid en cette période
hivernale… Mais moins froid ne veut pas forcément dire moins pluvieux….
On récupère Hélène au passage et nous voilà « on the road
again ». Après avoir été stuck (collé) un peu sur Auckland, ça fait du bien de reprendre la route avec Pépère et retrouver nos campings pas chers dans des coins paradisiaques traquilloux
pénards.
Le Northland est la destination favorite des Aucklandais l’été. Et
pour cause plages de sables fins, eaux turquoises, plongées, forets de Kauri millénaires, North Island Brown Kiwis comme promesses… Sauf que nous, on part l’hiver et on est les seuls à planter
notre tente à cette époque de l’année.
On commence par une remise en forme et quelques ballades pour
déverrouiller les jambes sur la péninsule de Tawharanui, à quelques kilomètres au nord d’Auckland. C’est une « Ile écologique ». Cette péninsule est protégée des mammifères nuisibles
aux oiseaux endémiques. Une clôture imperméables aux possums, rats, furets, chats sauvages a été érigée à l’entrée. Et une guerre sans merci a été livrée au sein de cette île. Du coup, on entend
vraiment la différence. La nuit, on s’est fait une session kiwis spotting. Sans succès.
Puis visite des chutes de Whangarei, les plus photogéniques de
Nouvelle-Zélande. Ces kiwis, ils ne peuvent pas s’empêcher d’avoir le plus « trucmuche » de Nouvelle-Zélande, les plus « bidulchouette » de l’hémisphère sud, les plus
« machinchose » du monde. Bref, on est allé voir les plus photogéniques de NZ (les plus accessibles surtouts). Ca fait rêver…
Puis étape à Tutukaka, pour les très fameuses Poor Knight Island,
rendues célèbre grâce à Jacques-Yves (pour les intimes) qui les a mises dans les tops 10 des plongées du monde. Rien que ça. Sur les conseils de Coustaud, nous voilà équipés d’une combinaison 7
mm (et oui ce n’est pas les eaux des Samoas) prêts pour 2 plongées, en plein milieu de l’hiver néo-zélandais. J-Y s’était pas gouré, la quantité de poissons est hallucinante, sur ce site. Le
problème c’est que pour une fois, on n’était pas tout seul. On était 7 plongeurs pour un mono, ca fait beaucoup de monde dans l’eau. Du coup, on ne voit pas autant que quand on est en petit
groupe. La première plongée était quand même fun par sa quantité de poissons, d’algues, les traversées de caves et un petit passage dans une grotte (là d’un coup la conso d’oxygène monte). La
deuxième était plus statique, moins d’exploration, par contre on a eu la chance de nager parmi les otaries qui sont extrêmement curieuses et joueuses. Elles se sont toutes jetées à l’eau en
voyant le bateau arrivé. C’est impressionnant de les voir nager sous l’eau. Elles sont d’une extrême agilité.
Avant de rejoindre notre woofing on a passé une nuit à Aroha Island -
l’île de l’amour, en Maori – une autre île écologique. Sauf que cette fois, elle est toute rikikite et a une concentration importante de kiwis pour sa surface. Et oui, cette fois ci, le kiwi
spotting a été payant. A quelques mètres de notre van, on a réussi à voir 2 kiwis.
Nous avons ensuite fait un stop woofing à Ahipara, chez Sandy, qui
tient un camping au départ de la Ninety miles beach qui est en réalité la Ninety kilometers beach, va savoir pourquoi... Là c’était atelier peinture. On a remis à niveau les sanitaires. Un
dernier coup de pinceau avant la vente du camping. Sandy nous explique, que c’était beaucoup de travail. Ici, la plupart des campings sont ouverts 365j/365 avec un gros boom entre Noël et le jour
de l’an. Bref pas un moment à soi. Après 5 ans comme ça, il vend et veut partir pour l’Espagne et la France en camping-car.
Depuis Ahipara, on peut rejoindre le bout du bout au Nord. Le Cap
Reinga. Riche en signification. C’est en effet depuis cette péninsule de plus de 100 km, que partent les âmes des morts Maoris. Elles s’envolent vers leur terre d’origine « Hawaiiki »
(Hawaii). C’est aussi ici que les eaux de la Mer de Tasman rencontrent les eaux de l’Océan Pacifique dans des tourbillons perpétuels. En route, on fait un stop sur les fameuses dunes de
sables de Te Paki, pour un peu de sand boarding. A défaut de planche de body, on a pris nos matelas gonflables.
Puis découverte des forêts millénaires de Kauri. Ces conifères
majestueux sont des dinosaures encore vivants. Les premiers colons occidentaux ont vidé le Northland de 98% de ses forets. Leurs troncs d’une extrême verticalité, circonférence et dureté, en ont
fait un bois de prédilections pour l’industrie. C’est ainsi, qu’on arrive aujourd’hui à des plaines agricoles à perte de vues et quelques forets qui persistent tant bien que mal. Nous sommes allé
rendre visite à Tane Mahuta - le dieu de la forêt – 51m de haut et environ 4,5m de diamètre; à Te Matua Ngahere – le père de la foret – plus petit mais plus large 5,20m de diamètre et surtout
estimé à 2000 ans. Bref on se sent insignifiant à côté d’un tel arbre.
Tane Mahuta est très important dans la mythologie maorie. En effet
cet arbre impressionnant serait à l’origine de la lumière. C’est lui qui aurait séparé la mère "Papatuanuku"(la terre) - du père "Ranginui" (le ciel) - de leur étreinte, permettant ainsi à la lumière et donc la vie de venir sur terre.
Aujourd’hui, nous avons passé nos dernières nuits en camping et nous
voilà au très glauque Backpacker Car Market pour vendre notre Pépère. Bref c’est les grosses boules. Ca sent la fin. On est très triste de devoir nous séparé de notre compagnon de
route.
Enfin, ca y est ! Nous nous sommes finalement décidés à faire un tour dans un
de ces petits pays où il ne fait jamais froid, en plein milieu du Pacifique Sud. Notre choix s’est porté sur les îles Samoa qui sont un pays très indépendant, et dont on n’avait jamais entendu
parler avant d’arriver en Nouvelle Zélande et surtout avant le tsunami qu’ils ont subi en septembre 2009 au sud de l’île d’Upolu.
Pourquoi les îles Samoa ? Simplement car toutes les agences de voyage nous ont
conseillé d’aller aux îles Fiji ou en Nouvelle Calédonie. Donc pour éviter une grande majorité de touristes, on a choisi les Samoa, moins ouvert au tourisme que ses voisins et où les traditions
sont est encore très préservées.
Après 4 heures de vol depuis Auckland avec pas mal de perturbation, nous voilà
arrivés de l’autre coté de la ligne de changement de date internationale. 23 h de décalage avec la Nouvelle Zélande, nous arrivons la veille de notre départ. Chouette, un jour de plus sous les
cocotiers!
A la sortie de l’avion (climatisé), on gagne une dizaine de degrés d’un coup et
l’air est très humide, on se dit que c’est juste les moteurs qui chauffent, mais non, c’est comme ça tout le temps, rassurez vous, on s’y fait très vite. Puis en quelques minutes on passe de
pantalon polaire chaussure, à short, T-shirt et claquettes bien plus confortables ici, malgré la pluie… Et oui aux Samoa c’est la saison sèche ! Très drôle, il ne pleut qu’une fois ou deux
par jour, mais la pluie à l’avantage d’être chaude.
Dès l’arrivée, on fonce au petit port de Mulifanua pour aller sur la plus grande
île appelée Savai’i. En une petite heure de ferry nous y voilà, le village de Salelologa à l’arrivée paraît très pauvre et assez sale avec des chiens errants partout. On décide d’y rester une
nuit tout de même dans un hôtel assez pourave pour aller au marché le jour suivant. Dans cet hôtel, nous sommes accueillis par une « Fa’afafine », homme travesti en femme. Dans ce pays
très croyant, cela ne choque pas. Et pour cause, c’est complètement encré dans les mœurs. Les familles n’ayant que des garçons, élèvent le petit dernier comme une fille pour aider à la maison.
L’homosexualité est ici très mal vue. Perçues en tant que femmes, ils ne sont pas considérés comme homosexuels. Après la visite du marché, on décide de se rendre au village de Manase au nord de
l’île, en bus. Aux Samoa, le bus est une véritable institution, le moyen de transport le plus utilisé par les locaux. Très colorés et forts en musique, c’est un voyage en soi. Le bus ne part pas
avant d’être plein, c'est-à-dire avant que les gens commencent à s’asseoir les uns sur les autres, les adultes sur le banc, puis les plus jeunes sur les genoux que se soient les propres enfants
ou non. Au final tout les monde se retrouve avec un inconnu sur ses genoux pendant 40 bornes, et on peut dire que las bas, ils mangent bien à la cantine, donc attention ça latte.
Une fois à Manase, on s’arrête à « Regina’s beach Fale » un hébergement
familial dans des maisons traditionnelles appelées « Fale » avec un toit et des cloisons en feuille de cocotiers tressés, un simple matelas et une moustiquaire, au bord de la plage et
du lagon, le tout sous les bananiers et cocotiers… plutôt dépaysant ! Pendant ces 3 jours à Regina’s, on a pu apprécier les bons repas typiquement samoa composés de poissons très colorés et
fraichement pêchés à 100 m d’ici dans le récif de corail, puis de taros et breadfruits, papayes, bananes, lait de coco fraiche… Hummmm ! Depuis cet hébergement, on a aussi pu assister à une
« Fiafia » qui est une cérémonie de danses traditionnelles. Très différente des Maoris qui ont principalement des danses guerrières intimidantes, comme le fameux haka, les Samoans sont
vraiment pacifiques, et ont toujours le sourire, il n’y a absolument aucune agressivité dans leurs chants et danses. Les jeunes hommes jonglent avec le feu, les femmes enduites d’huile ont des
mouvements très lents, ce sont surtout les mains qui s’expriment.
Nous nous sommes aussi offert une plongée sur le site de Fagamalo, magnifique. Des
coraux énormes et intouchés, on a eu la chance de voir des tortues du Pacifique se goinfrant dans les coraux à 3 mètres de nous, une énormes murène, un requin de récif, un poisson lion, un
barracuda d’un bon mètre effrayant, une huitre électrique, sans compter les poissons multicolores tous plus beaux les uns que les autres. Le tout sans combinaison dans une eau à 29°C à 22m de
fond, avec une visibilité incroyable. Ca nous change des plongés en Bretagne !
Nous sommes aussi allés faire un tour sur la côte sud de l’île sur le site des
Alofaaga Blowholes, où les vagues puissantes s’engouffrent sous la roche volcanique et ressortent en des jets qui peuvent atteindre une vingtaine de mètres. Il y a aussi toujours un Samoan
pour jeter une noix de coco dans le trou juste au bon moment pour que la noix soit projetée par la puissance du jet à des hauteurs incroyables. Mais cette fois ci, les vagues n’étaient pas
assez grosses. On a quand même été bien trempé, et on a pu apercevoir un requin et des tortues remontants à la surface de l’eau à quelques mètres du bord. Ensuite nous nous sommes rendus aux
chutes Afu-a-au Falls, étrangement asséchées malgré la pluie qui s’abat sur la forêt tous les jours même en saison sèche. Le réservoir en bas de la chute est tout de même bien plein d’une eau
très claire et fraiche, tout ce qu’il nous faut avec cette chaleur.
Pour notre dernier jour à Manase, on est allé à l’église du village pour assister à
la messe comme tout le monde ici, les Samoans sont très croyants. Tous étaient habillés en blanc, très classes. Ce dimanche c’était communion, on a donc assisté à une procession, ils se rendaient
à la messe en groupe en marchant et chantant. Une fois dans l’église tous le monde chante et danse, le prêtre s’endort un peu mais se réveil de temps en temps pour chanter.
Nous voulions retourner sur Upolu dès le dimanche soir pour assister à la parade
des Manu’s 7 à la capitale. Sauf qu’un dimanche il ne faut pas trop rêver sur les horaires du ferry… c’est donc trop tard que nous arrivons à Apia le lundi. On n’a pas pu voir les champions du
monde du rugby à 7 !!! Le lundi à même été officialisé jour férié par le gouvernement pour célébrer la victoire.
Apia la capitale reste une petite ville, pas d’immeuble, seul 2 bâtiments
dominent : la Bank of Samoa et le bâtiment du gouvernement. On peut « facilement » traverser la ville à pied. Du moins, si la température et l’humidité ambiante étaient moins
élevées.
Le rythme change radicalement du rythme de Savai’i. Il y a ici beaucoup plus de
voitures et taxis. Le gouvernement a décidé de changer le sens de circulation il y a un an, permettant au Samoa d’accéder aux voitures d’occasion de Nouvelle-Zélande. Partant d’une bonne
intention, depuis cette initiative, les prix des voitures ont explosés, le nombre de chauffeurs de taxi aussi (la concurrence est dure) et de plus en plus d’épaves kiwis circulent sur les route.
Bref c’est plutôt raté.
Le « must do » d’Apia reste la visite de « Palolo Deep Marine
Reserve ». Visite qui se fait bien sure a palmes. A quelques mètres du rivage d’Apia, se trouve une fosse sous marine recouverte de coraux permettant une biodiversité riche. On y resterait
des heures à observer la multitude de poissons multicolores. C’est vraiment hallucinant et tellement proche du centre ville.
Après quelques emplettes au marché artisanal, nous voilà repartis vers l’ouest
d’Upolu, direction Lalomanu et ses très renommées plages de snorkelling. Après un trajet en bus à travers les montagnes et les forets denses du centre de l’île, on y arrive enfin. Et là grosse
déception… Un village complètement ravagé par le tsunami de septembre 2009 qui peine à se reconstruire. Les plages sont complètement nues que se soit dans ou hors de l’eau. Le contraste est
marquant avec ce que l’on a vu auparavant. Les bords de mer sont normalement verdoyants riches en cocotiers, bananiers, bread fruits et autres arbres à fruits. La famille qui gère le Resort a
subit de nombreuses pertes humaines lors du tsunami et pourtant fait de son mieux pour repartir. Cependant, on se sent très mal à l’aise dans nos Fales toutes neuves, toutes propres, toutes
plastiques, avec nos sanitaires tout neufs, alors que de l’autre coté de la route les habitants du village ne vivent toujours pas dans des Fales décentes. C’est d’autant plus choquant que l’on
n’a pas vu de misère du tout au Samoa. Les villages sont tous auto-suffisants en nourriture, les espaces verts communs sont très fleuris l’entretien irréprochable.
On repart donc pour Namu’a, une petite île un peu plus au Nord, où nous passons
notre dernière nuit, seul au monde, entourés de geckos, crabes, tortues, lézards et bien sur moustiques. Mais ca reste quand même le cliché carte-postale avec lagon bleu, plages de sables blancs
et cocotiers.
Une expérience terrible surtout culturellement, c’est sur on
reviendra !!!!
Après toutes ces vacances il est encore temps de travailler un peu pour continuer à
voyager tranquille. La saison du kiwi fruit est commencée depuis déjà deux mois, on arrive donc un peu tard. Malgré ça, le jour de notre arrivée, nous trouvons un travail en seulement
quelques heures car nous avons accepté de travailler de nuit (mieux payé) dans une packhouse.
Nous somme à « Te Puke », La capitale mondiale du kiwi fruit. Ils
sont pas chier les Kiwis, quand on sait qu’à l’origine le kiwi s’appelle chinese gooseberry (la groseille de Chine) et qu’il n’a été introduit en Nouvelle-Zélande que depuis 1904 et planté depuis
1930 dans la Bay of Plenty.
Le kiwi est ici une véritable industrie, et les packhouses de grosses usines
employant des milliers de gens jours et nuit. Absolument rien à voir avec notre expérience dans les cerises, où les entreprises étaient plus petites et familiales et donc sympa. Ici, les
travailleurs viennent de Corée, de Malaisie, des Samoas, de Bali, d’Inde, du Chili, d’Argentine, d’Uruguay, d’Angleterre et du Vanuatu. La plus part, ont des visas qui durent juste le temps de la
saison et viennent ici tous les ans.
Et nous, au milieu de tous ces gens, on participe aussi un peu à la mondialisation,
et la magie du kiwi kiwi dans toutes les superettes de France.
Du côté du job, c’est assez simple et répétitif. Pour Hélène cela consiste à
préparer les différents types d’emballages en fonction des fruits et destinations. Pour Gaylord, le travail consiste à étiqueter les emballages contenant les fruits puis les mettre sur palettes
et stocker ces palettes. Les fruits sont triés par des « grader » automatiques, par taille et espèce. Il n’existe que deux sorte de kiwi, Le Vert que l’on connait tous, et le Gold Kiwi
plus jaune, moins poilu et au délicieux gout citronné… yummy !!! (hummm en anglais). Ce travail à les seuls avantages d’avoir des kiwis gratuits et à volonté, car les gold kiwis sont assez
cher en temps normal (environ 4€ le kilo quand ils viennent d’Italie (la moitié de l’année !) et 2€ quand ils viennent de NZ), et de rencontrer des gens sympas. Notamment les gens du Vanuatu
avec qui on s’amuse bien et qui parlent très bien français. Ahhhhh… si on avait su… on aurait pris un billet d’avion pour le Vanuatu et pas pour les îles Samoa… quel dommage… Allez, on s’en
contentera.
Le Camping où l’on est (ou camp de « réfugiés ») héberge de nombreux
travailleurs saisonniers ainsi que quelques habitants à l’année un peu pommés. Dur dur de se trouver une place entre toutes les caravanes. Par contre les propriétaires ont eue la géniale idée de
planter pleins de fruitiers. On y trouve avocats, noix et feijoas partout, suffit de les ramasser.
La saison c’est finie par une Ladies night (desolée Gaylord) ou toutes les femmes
étaient invitées à montrer leurs habits traditionnels, danser et chanter. Une soirée pleine de couleur avec les costumes ultra classes des Balinaises et des Indiennes et les chants pleins de
soleil des Ni-Vanuatu. Et moi la française dans mon pauvre pantalon que je traine depuis 6 mois, incapable de danser une bourrée aveyronnaise.